Une toile pour la société civile
Les citoyens français et tous les habitants de ce pays, qui contribuent par leur travail et leurs impôts à la prospérité générale, ont le sentiment d'être inaudibles face aux pouvoirs politiques et économiques. Les assemblées paraissent souvent désertes, impuissantes et les citoyens ne voient pas d'autres recours que de descendre dans la rue pour se faire entendre. Les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions et assez souvent certaines démonstrations de mécontentements ou d'inquiétudes sont mal perçues par le reste de la société. On entend que ce sont toujours les mêmes qui se plaignent et pas forcément les plus malheureux.
En contrepoint, un formidable moyen de communication explose, Internet, qui permet à chacun de se mettre à l'unisson de tous, de se rendre visible dans ce monde qui paraît de plus en plus opaque et impersonnel. Internet crée progressivement sa toile et une multiplicité de désirs, de volontés anonymes la déploient sur la société toute entière.
De manière paradoxale, tous ressentent une délitement du lien social alors que les blogs se multiplient.
Il y a dans ce domaine un vide à combler, qui serait la mission du politique : faire émerger pour la société réelle et non la seule communauté virtuelle des internautes (qui génére elle-aussi des exclusions), les conditions de création par tous d'une toile sociétale : un Internet charnel et vivant qui se passerait des services de Bill Gates ou de mac intosh, qui mettrait au devant de la scène le citoyen, homme ou femme, dans sa globalité.
Cette toile sociétale pourrait et devrait s'appuyer sur les associations nées de la société civile, pourvues de moyens de fonctionnement, dotés d'un pouvoir de redistribution des richesses et d'un pouvoir aussi dans l'élaboration de la loi.