Des dizaines d’enfants sans papiers scolarisés peuvent être expulsés

Publié le par Monique Joubert

Dans le Val de Marne, 1684 personnes (des parents ayant des enfants scolarisés) ont selon la préfecture, demandé à bénéficier d’un titre de séjour, en application de la circulaire du 13 juin 2006.

 

Pour rester dans les quotas fixés par le ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, les services préfectoraux ont décidé que 233 personnes seulement répondaient aux critères, c’est-à-dire 13% des demandes initiales, et 18% des dossiers déposés. 

 

Mon suppléant, Benoit Willot, écrit que « on a l’impression que, quel que soit le contenu du dossier, une fois le quota atteint, les autres demandes sont rejetées. Espérons vivement que, après le traitement des recours, les décideurs politiques vont retrouver la raison ». 

 

Dans la circonscription, la situation est très difficile dans plusieurs lieux et notamment à Saint Maur, où les Roms vivent dans la précarité depuis des années, ainsi qu’à Joinville, dont un hôtel, à l’enseigne Hipotel, est devenu de fait un foyer d’hébergement.

À Champigny, les familles sans papiers peuvent compter sur un appui de la municipalité et de plusieurs élus. L’antenne RESF de Champigny tient une permanence le 3ème mercredi du mois de à à la Maison des Syndicats et des associations 191 rue de Verdun 94500 Champigny.

 

À Saint Maur, un groupe de militants, notamment de parents d’élèves de la Fcpe, ont se préoccupent de la situation des Roms, logés depuis novembre 2004 dans une ancienne gendarmerie après que le maire ait tenté de les chasser.

À Joinville le Pont, la fédération de parents d’élèves Fcpe et le Réseau éducation sans frontières (RESF) ont identifié 11 familles, totalisant 41 personnes ‘21 adultes et 20 enfants). Aucune n’a obtenu, à ce jour, d’autorisation de séjour – alors que tous les demandeurs remplissaient les critères définis par la circulaire et que l’un d’entre eux est présent sur le territoire depuis 15 ans…

Des recours ont été déposés, et une manifestation est organisée par RESF le mercredi 8 novembre à devant la préfecture à Créteil.

La Fcpe et RESF ont également lancé une pétition que vous pouvez signer et diffuser ; envoyez les listes de signatures dans une enveloppe à Benoit Willot , conseiller municipal, Hôtel de Ville, 25, rue de Paris, 94340 Joinville le Pont.

Publicité

Publié dans Solidarité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article