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Femmes

Mercredi 4 octobre 2006

L'âge des femmes est un problème. Lorsqu'elles sont jeunes, elles le sont toujours trop pour un employeur, qui voit dans leur jeunesse un risque : absentéïsme, maternité, enfants. Quand elles deviennent des femmes mûres, elles le sont encore trop, ayant perdu leur pouvoir de séduction, leur intérêt. On ne fait plus confiance à celle qui a grossi, à celle qui a l'air fatigué, à celle qui doute d'elle-même après un licenciement, à celle qui se relève à peine d'une maladie, d'un deuil ou d'un divorce. Selon l'observatoire de la santé, il y aurait en France, environ six millions de femmes soignées pour dépression nerveuse. 

La viellesse des femmes, en revanche, n'est pas un problème, car on ne les voit plus. On ne veut plus les voir, parce qu'on se fait de la vieillesse chez la femme une image plus négative que lorsqu'il s'agit de l'homme. Le vieil homme est paré de la sagesse et des vertus de l'expérience, la vieille dame n'est plus cette jeunesse sur laquelle tout le monde se retournait.

La population française est vieillissante. Lors de la dernière canicule, de trop nombreuses vieilles dames oubliées sont mortes chez elles dans l'indifférence générale. Il existe de plus en plus de foyers monoparentaux qui vivent en dessous du minimum nécessaire à une existence décente. Mais aussi, de nombreuses femmes en couple font vivre par leur travail leur famille.

Afin d'aider les femmes dont la vie est souvent difficile, je propose de réfléchir sur la redistribution sociale à partir d'une étude de la situation réelle des foyers (coût spécifique lié à une situation particulière, isolement, maladie, handicap..), étude faite par des cellules de veille proches des échelons déconcentrés et dotées d'un pouvoir de proposition au niveau des assemblées. Il faudrait associer au travail des ces cellules des représentants d' associations issues de la société civile. Les résultats de ces travaux devront aussi faire l'objet de publications périodiques.

Par Monique Joubert
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Lundi 4 juin 2007

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) m’a interrogée, le 21 mai, et je lui ai répondu le 28 mai 2007. Je reprends dans plusieurs articles les points principaux de mes réponses. Dans ce troisième article, je précise mes positions concernant les droits des femmes.

Les questions sont celles de la LDH.

Pour lutter contre les discriminations sexistes face à l'accès à l'emploi, je préconise d'étendre le système de recrutement existant dans la fonction publique : le concours de recrutement intégrant des épreuves théoriques et pratiques : il s'agit de vérifier que le candidat possède un niveau d'expression correcte et qu'il a bien pris conscience des exigences du poste auquel il postule. Ce système pourrait permettre de lutter contre d'autres discriminations. Je préconise aussi un oral ou entretien d'embauche, à condition que le postulant ou la postulante soit accompagné(e) d'un représentant syndical ou d'un conseiller du salarié ou de toute autre tierce personne habilitée à défendre ses intérêts. Il faut éviter la question : "comptez-vous avoir des enfants ou avez vous de jeunes enfants ?". Une telle question pourrait donner lieu à un recours devant le  Conseil des prud'hommes pour attitude discriminatoire dans une embauche.

Pour permettre l'accès à la parité dans les institutions politiques de notre pays : introduire la parité dans les organes de contrôle tels le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel et au Sénat, nommer des femmes à la tête des organes de contrôle et représentatifs : Assemblée nationale, sénat, conseil constitutionnel et conseil d'État... Il faut aussi aller plus loin que ce que propose la loi du 21 janvier 2007, sur les exécutifs municipaux, régionaux, l'Assemblée de Corse... Assortir tout cela de sanctions financières, comme la loi le prévoit pour les élections législatives.

Politique d'accueil de la petite enfance : il faut créer un service public de la petite enfance, renforcer les moyens des crèches départementales, communales et parentales, former et rémunérer correctement les assistantes maternelles, leur offrir des possibilités d'évolution de carrière.

Par Monique Joubert
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Qui suis-je ?

Monique JoubertMonique Joubert

51 ans

Professeur de philosophie

conseillère municipale de Champigny sur Marne

Mère de famille

monique-joubert@laposte.net

 

 

 

 

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